Le silence d’un hiver torontois possède un poids particulier, écrasant, surtout après une nuit de pluie verglaçante, lorsque le ciel semble peser sur la ville comme une plaque de fer glacé. On entend le bourdonnement sourd de la chaudière au sous-sol et le sifflement humide et régulier des pneus roulant sur la neige fondue salée, mais, à part cela, le monde paraît lourdement isolé, profondément lointain.
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Le silence au téléphone, pourtant, était infiniment plus lourd.
Je tenais ma tasse de café du matin à mi-chemin de mes lèvres lorsque