mienne : la culpabilité de n’avoir jamais entendu mon bébé respirer.
Ce jour-là, je m’en suis libérée.
On me l’avait enlevé.
Je ne l’avais pas laissé tomber.
Mais il n’y a pas eu de retrouvailles dignes d’un film.
Oliver n’a pas couru dans mes bras.
Ce jour-là, il ne voulait même pas me voir.
Pour lui, le juge venait de lui enlever sa mère.
Il est sorti du tribunal en tenant la main de mon père, sans se retourner.
J’ai récupéré mon fils.
Et ce jour-là, mon fils me haïssait.
J’aurais